ZooParc de Bauval – plongée au coeur du monde sauvage

Et oui !

Certains d’entre vous l’avait deviné : nous étions au Zoo de Beauval (et non au Japon ou en Chine – comme j’avais voulu vous le faire croire avec la photo sortie de son contexte haha). Nous avons donc visité l’un des plus beaux parcs du monde sur un week-end (avec le monde qui va avec).

Celles et ceux qui me suivent depuis longtemps déjà savent que le monde et moi font 3. Comprendre que je ne supporte pas la foule, que les gens et leurs comportements me font fuir, vraiment. Parce que je ne comprends plus la nature humaine depuis déjà trop longtemps. Pour celles et ceux qui me connaissent encore un peu plus, vous savez également que je suis vraiment CONTRE les cirques et tous les endroits où les animaux sont utilisés comme vache à lait, prenant l’argent des touristes en mal de sensation (je ne cite pas de nom, ces « industries » du loisir ne méritent pas d’être citées).

Tu veux ma photo ?

 

Et puis, parce que les week-end avec Mini doivent être merveilleux, remplis de magie, de beauté, de découverte.

Et c’est exactement ce qu’a donné ce week-end. Je me suis moi-même agréablement surprise à aimer la visite – malgré la chaleur, malgré les gens.

Parce que l’on ne va pas se mentir, un des plus beaux zoo du monde attire forcément le monde qui va avec la réputation. Et il y avait du peuple, vraiment beaucoup. Moins le samedi et beaucoup plus le dimanche. Mais l’avantage du zoo c’est que le sens de la visite s’effectue un peu « comme on veut ». Oui il y a un sens officiel, mais rien ne nous oblige à le suivre. Comprendre que la première journée vu qu’il y avait peu de monde on a suivi le sens de la marche. Et que sur la seconde journée on a un peu fait du freestyle pour éviter la foule.

Alors que dire de cette visite ? Des « wouah » et des « ouah » (oui, ce sont quasiment les mêmes) devant tous les animaux. Le parc est VRAIMENT bien entretenu, les animaux m’ont semblés bien soignés (même si OK je n’ai pas de compétence particulière dans ce domaine, les animaux me semblaient vraiment bien dans leurs plumes, leurs poils et dans leurs pattes).

« Un bébé liiiioooon Maman regaaaarde »

 

Mention spéciale à Babrak, la hyène*. Oui, une hyène, de celles dont on a entendu l’horrible rire affreux dans le Roi Lion. De celles dont on entend un peu partout que c’est laid / horrible et autre qualificatif péjoratif. Vous voulez savoir mon avis ? J’ai découvert à Beauval un animal méconnu. Mais plus encore, j’ai découvert à quel point les dessins animés de nos enfants « troublent » parfois nos perceptions. Nous (trois) sommes tombés en amour pour cette hyène. Je vous mentirais si je disais, qu’hormis avec les loulous que nous avons à la maison, je n’avais jamais vu une telle relation s’instaurait rapidement entre Mini et un animal. Et aussi fou que cela puisse paraitre, j’appellerais bien cela une relation. Le premier jour en passant devant la vitre de l’enclos, Babrak est devant les visiteurs mais semblent leur apporter peu d’attention (faut la comprendre, elle doit en voir passer). Et vient alors Mini, avec sa jolie veste colorée. On passe devant la vitre tout en regardant Babrak, et aussi fou que cela puisse paraitre, Babrak suit. Quand je dis qu’elle suit, c’est que vraiment elle est là, son regard posé sur Mini.

Amusés, on se regarde en amoureux tandis que Mini comprends l’intérêt de la hyène et se rapproche de la vitre, laissait libre par les gens alentours. Incroyable, magnifique. Les gens autours sourient, prennent des photos, s’extasient comme nous nous extasions. Une vitre seulement sépare un animal sauvage d’une enfant en pleine découverte, et … je ne saurais comment vous dire ce que nous avons tous ressenti à ce moment-là, c’était fort. Très fort.

A tel point que le lendemain, une seule idée en tête : retourner voir cet animal qui semblait si intéressé par la Mini (et vice-versa). Et rebelotte. Pourtant, cette fois, on y croit pas vraiment, au loin on voit bien la hyène qui est sur le haut de son enclos, peu de chance qu’elle se rapproche. Et pourtant. Mini est là, devant la vitre, faisant elle aussi l’animal enfermée – allant d’un bout à l’autre. Et surgit Babrak, arpentant la vitre comme le faisait Mini. Etrange, fascinant.

Nous avons bien entendu rencontrés d’autre animaux tous aussi beaux les uns que les autres mais je voulais vraiment vous partager ce moment car c’était vraiment très fort, très beaux. Et je ne suis pas sûre que cela se reproduise un jour, dans un parc animalier (pour Mini en tout cas). Dans les zones que nous avons beaucoup aimées, les serres où les oiseaux sont en semi-liberté, vraiment très bien conçus, très bien prévu. Et la Terre des Lions également. Où l’on sent que l’espace (côté visiteur) est vraiment prévu pour l’accueil du grand public – on s’y sent beaucoup moins serrés qu’ailleurs dans le parc.

Fait dodo le Papa Pandaaaa, fait dodoooo le Papa Panda

Comment parler de Beauval sans évoquer le petit bébé panda qui a eu la chance d’y naitre ? Si nous n’avons pas pu avoir l’occasion de le voir, nous avons vu son papa, qui ne se lassait pas de manger ses bambous, bien pépère. Ou de dormir bien en hauteur, tranquille, pendant que Huan Huan s’occupait de son petit.

J’ai beaucoup apprécié également la possibilité de pouvoir parrainer un animal et d’avoir en quelque sorte des « contreparties » (un peu comme sur les sites de crowfunding). Et il est très très probable que nous parrainions Babrak dans les jours ou semaines à venir. Je crois que si nous avions pariés sur un animal adoré avant la visite, nous n’aurions jamais imaginé que cela soit une hyène, mais cela ne fait aucun doute désormais (d’ailleurs, il est dommage qu’il n’y ai pas de peluche hyène dans les boutiques !)

Si vous cherchez un endroit où dormir la nuit autre que les hébergements proposés par le parc, je vous recommande l’Escale des Châteaux de la Loire. Un endroit vraiment atypique, où vous pourrez dormir en tipi, yourte, ou chalet en bois. Nous avions choisi cette dernière option – on s’y est pris vraiment tard. Et nous avons adorés. Les gens sur places ont été vraiment agréables et le cadre est vraiment sympathique.

Saviez-vous qu’un koala dort entre 18 et 20h par jour ? Et oui, on a eu de la chance de le voir bien éveillé !

*  L’article était prêt à être posté et je n’ai pas eu le courage de le modifier. Je voulais qu’il reste tel quel, malgré la « nouvelle » apprise ce jour via la page Facebook du ZooParc de Beauval. Babrak s’en ai malheureusement allée vers d’autres cieux. Cela vous paraitra peut être fou mais j’ai eu un va  gue à l’âme en lisant cette triste nouvelle. Parce que je nous imaginait à nouveau dans le zoo, et à nouveau la rencontre entre le monde fantastique de l’enfance, et celui, sauvage, de l’animal.

Un suricate qui regarde vers les cieux …

Et toi, tu en penses quoi ? :)