Quand tu dors

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Petit ange, quand tes paupières sont closes cachant derrière elles tes rêves et tes merveilles, quand tes paupières se ferment pour t’emmener au royaume des rêves et que tu t’endors profondément. Maman est toujours là pour te veiller, pour te regarder … Non, pour te contempler. Toi, ce bijou, ce trésor que la vie m’a mis dans les bras. Toi, ce petit être, ce petit cœur, toi, mon bébé, qui m’apprend chaque jour un peu plus à être une « bonne » mère. Pas cette mère parfaite de la pub, non, pas la mère parfaite de la société, non. La mère parfaite pour toi. Celle qui saura t’aimer comme personne dans ce monde ne pourra le faire, et ce jusqu’à mon dernier souffle. Tu m’as appris à te bercer, à te soigner, à calmer tes pleurs ou tes caprices, tu m’as appris à parler, à chanter, à rire, à danser, sans se soucier de ce qui nous entoure. Tu m’as appris à déconnecté du monde « virtuel », à poser mon téléphone pour te regarder, puis à le reprendre parce que tu veux que je fasse une photo de toi, de ton minois, de ton petit sourire. Tu m’as rapprise des comptines, en ce moment tu essayes de me réapprendre l’alphabet, et aussi à compter. Il faut dire que du haut de tes 3 ans tu m’as déjà appris tellement de choses, des basiques jusqu’aux très compliquées. Nos échanges, nos jeux, nos discussions, tous ces petits et grands moments avec toi, tout tes petits regards, tous si différents, avec tant de nuances, ce petit quelque chose que tu dis avec tes yeux, que ton regard soit malin, coquin, malicieux, triste, ou noir (et ça t’arrive parfois – et je dit que tu as le même regard noir que maman, et ça fait peur ! Lol)

Oups, tu as soupiré et tu as changé de position dans ton sommeil, peut être que je fais trop de bruit à te regarder dormir. Ce n’est pas de ma faute poulette, mais ton parquet blanc à quelques lattes qui grincent (mais t’inquiète pas ma paupiette, on déménage bientôt dans notre « château » comme tu le dit). Ah, ta respiration deviens plus lente, ouf, je peux m’assoir au bord de ton lit, remonter ta couverture, recaler doudou pas trop loin de ta main, mais pas trop éloigné de ton nez non plus (pas que je trouve qu’il sente super bon ton doudou mais tu sembles avoir un kiff particulier à te passer ses oreilles sous tes petites narines). Ou en étais-je ma petite princesse ? Ah, cette maman que tu m’aide à être. Oui, parce que « mère » n’est pas le terme qui me définit je crois. Je ne dit pas que j’aime pas ce qu’il veut dire, mais selon Larousse, être mère veux dire « Femme qui a mis au monde, élève ou a élevé un ou plusieurs enfants ». On ne parle que de la mise au monde, de ta venue à la vie, puis on évoque un « élevage », on renvoie à « l’éducation », non pas que je ne souhaite pas te donner une éducation correcte, respectueuse de tous et de toutes mais ce n’est pas la définition du rôle de mère que je vois. Tu sais, celle qui te console quand tu tombes, qui te fait souffler durant 10 (longues) minutes sur ce bobo un peu imaginaire que tu t’es fait, celle qui te dit « fini ton yaourt » ou « il faut se brosser les dents » et puis « vas faire pipi ! ».  Je suis celle qui refais 15000 fois ta couette, tes tresses ou qui remet 1000 fois ton tee shirt dans ton pantalon. Etre ta mère, ta maman, c’est être celle dont le cœur s’arrête quand je pense, j’ai l’impression (parfois fausse, parfois vraie), qu’il t’arrive ou va t’arriver quelque chose. Que ce soit une chute, une dispute, un conflit, une frustration. C’est être celle qui souhaite te pousser en avant, vers l’avant, vers l’avenir, qui souhaite te donner des ailes pour que tu voles de toi-même, mais qui souhaite quand même te garder tout près de moi, près de mon cœur, pour que tu entendes encore les boom boom de celui-ci quand tu es tout près. Etre ta maman, c’est être celle vers qui tu te tournes pour me dire « c’est ma poupine », et sentir ton cœur et le mien se gonflé de fierté à l’unisson. C’est être celle qui te fait des grands coucous et des grands sourires le jour de ton spectacle à l’école, être celle qui te fais des cœurs et des pouces en l’air pour te dire « bravo ma chérie tu déchire tout, j’adore ce que tu fais, continue, amuse toi !! ». C’est être celle qui crie dans la salle « c’est moi là ! » quand je me vois venir te chercher à la sortie de l’école (sans avoir remarqué que quelqu’un filmait, mais ça, c’est parce que tu es la seule que je regarde). Etre ta maman, c’est saisir la chance que la vie m’ait offerte en te mettant sur ma route, sur le chemin de ma vie.

(pour le kiff, la photo est une photo prise lors de la kermesse  de son école, où elle est très concentrée – et moi aussi du coup – pour faire son grigri indien <3)

 

1 réflexion au sujet de “Quand tu dors

Et toi, tu en penses quoi ? :)