Les nuits d’angoisse

Musique. ] – (ça, c’est nouveau, j’essaierai de vous partagé la musique qui me semble la plus appropriée à chaque article – ou tout du moins celle sur laquelle j’ai écrit)

La peur, la panique. Elle les avait ancrées en elle, dans ses yeux. Cette faible lueur qui l’habitait, noyait dans ses milles larmes, dans ses cris, dans son désespoir, dans ses mots « Maman m’a beaucoup manqué ».

Et la lame de couteau qui me saisit le ventre, me taillade à chacun de ses mots exprimés, de ses maux expulsés. Comment faire face à la détresse de mon enfant ? Comment faire face à la douleur de celle que j’ai portée, bercée, aimée durant de longs mois ? De celle que j’aime entendre rire, voir sourire. Comment faire face à son désarroi sans le minimiser ?

Deux nuits d’angoisse, des pleurs ce matin à l’école. Des tentatives pour la rassurer. Solder par des échecs, bien entendu. Comment rassurer une enfant quand elle sait que ce qu’elle redoute arrive ? Et puis, pour elle, pour soi, être forte. Le devenir et le rester. Etre un rocher sur lequel elle peut s’agripper.

Et m’effondrer quand je passe le pas de l’école après lui avoir offert mes derniers sourires de la semaine. Après l’avoir réconfortée du mieux possible. Tentée l’impossible pour elle. Faire confiance à une justice qui nous a déjà déçues. Et tout faire pour que tout se passe au mieux, arrondir des angles pourtant déjà bien arrondis. Courber l’échine encore et toujours, lui offrir un rempart contre les aléas de la vie, un parapluie contre le mauvais temps qui nous secoue. Etre toujours cette énième protection. De celle qu’on ne remplace pas.

Et bercer, encore et encore, au fin fond de toutes ses nuits d’angoisse.

1 réflexion au sujet de “Les nuits d’angoisse

Et toi, tu en penses quoi ? :)