Le lien

Il y a, entre toi et moi, ce petit lien particulier. Tellement petit qu’il en est presque invisible pour ceux qui ne regarde pas avec le cœur. Immensément grand lorsque l’on sait voir, avec les bons « yeux ».

Ce petit lien qui nous unis. Ce lien qui me rappelle chaque jour que je t’ai porté durant de longs (très longs) mois, que je t’ai sentie grandir au fur et à mesure que tu poussais les murs. Faut dire qu’il était plutôt petit ton premier logement. Petit mais confortable, un vrai petit cocoon, bercé par les mouvements d’une future maman pas trop sereine (ça n’a pas changé hein) et par la douce musique d’un bola (que j’oubliais parfois).

Ce lien, c’est un peu comme le prolongement de ton cordon ombillical, qui nous lie toi et moi à jamais. Parce que quoiqu’il arrive je serais toujours ta maman, celle qui t’as mise au monde, celle qui t’as aimé avant même de te voir. Celle qui écoutait tes battements de cœur dans un mélange de frénésie et d’angoisse. Un lien indestructible, impérissable, intemporel. Parce que quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, être maman change une femme en profondeur (et pas qu’en terme physique hein). Ca nous révolutionne. Et tu m’as révolutionné.

Ce lien m’a révolutionné. Parce que je suis devenue responsable d’un petit être, parce que désormais la vie à forcément un sens, même quand tout va mal. Même quand on est au plus bas et que rien ne va, il suffit de penser qu’on a ce petit être qui compte sur nous, et on se « force » à vivre mieux.

Ce lien, c’est la continuité de ta vie in-utéro. De notre échange sanguin. Parce que durant 8 mois (oui j’ai bien dit 8 je sais) mon sang (et les kinder surprises) ont construit le tien. Cellule par cellule, organe par organe.

Si je ne devais être fière que d’une chose en ce monde, ce serait sans aucun doute aucun être fière d’être ta maman. Fière de t’avoir porté (lourdement ahah) dans mon ventre. Parce que personne ne pourra m’enlever cette fierté que de savoir que si tu es là aujourd’hui, c’est forcément un peu grâce à moi.

Ce lien, c’est aussi la continuité de l’inquiétude qui a précédait le jour de ta naissance. C’est nos deux cœurs qui battent à l’unisson, battant un peu trop vite. Peut-être étaient-ils pressés que nous nous rencontrions ? Coemme les deux cœurs amoureux qui battent la chamade ? Je ne sais pas. Quoiqu’il en soit l’inquiétude profonde de ce jour-là ne m’a jamais quitté. Parce que lorsque l’on risque de perdre son enfant pas encore né, on développe une sorte de « le pire peut arriver » et on devient un vrai Spielberg en terme de scénario catastrophe. Mais c’est aussi ça ce lien. Etre perpétuellement inquiète pour toi, ta santé, ta sécurité, ton bonheur … pour toutes ses choses qui font le quotidien (genre quand tu veux faire de la gymnastique sur le carrelage hein … suivez mon regard !)

Ce lien, c’est quelque chose de très fort et d’indescriptible. C’est quelque chose que rien, ni personne ne pourra m’enlever. Car être ta maman, c’est le rôle de ma vie.

Et toi, tu en penses quoi ? :)